22.03.2009

A l'année prochaine

  Deux mois qui ont divisé l'opinion comme rarement ils l'ont fait. On a vu une presse acerbe s'en donner à cœur joie, des «J'accuse!» virulents, puis des mots doux, des bien sur j'te l'avais dit, une immense dose d'incompréhension.

On en oublierait presque la compétition. Le sport avant tout n'est ce pas?


Hé bien un faux départ, une victoire poussive, une émotion immense, une énorme ..., et enfin la victoire la plus occultée de l'histoire. Voilà pour le résumé gallocentriste.

Ce Tournoi restera surtout dans les mémoires au pays des Leprechauns. Un deuxième Gran Slam sorti il faut le dire, de nulle part. Un chaudron sous un arc en ciel peut être, un peu de patience mais surtout, surtout, des reins solides (facile..).

Une greffe donc. Ce serait le secret des fiers Irlandais de 2009. Kidney figure du neuf a su redonner à cette génération maudite une volonté digne des plus grands enjeux. Depuis la douloureuse coupe du monde 2007, cette équipe semblait manquer cruellement d'air. Mais cette année, les joueurs on su y croire, ils ont su gérer la pression, à l'image de R. O'Gara en finale et de son drO'p magique à la 79e minute.

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En plus ils sont partis de Cardiff les bras chargés de cadeaux.

Ils ont récupéré le Millenium trophy grâce à leur victoire face aux Anglais et la Triple couronne, le Tournoi et le Grand Chelem que détenaient les Gallois.

Mais pas de jaloux cette années, presque tout le monde à droit à son souvenir.

 L'Angleterre récupère la Calcutta Cup des mains de l'Ecosse et confirme discrètement (mouahahaha) leur avantage sur le Crunch.
 Les Français conserve le tout jeune trophée Garibaldi (avec néanmoins beaucoup d'amertume et tout et tout..), qui est remis en jeu dans le match 100% latin du Tournoi.
 Les Italiens repartent quant à eux, avec la très moyennement convoitée Cuillère de bois.
 
Finalement les grands perdants sont donc les Ecossais et les Gallois à qui on a tout piqué... Hum. 

 Après cette fine analyse je pense que l'on peut conclure sur l'impossible constat de ce Tournoi 2009.

  L'Italie est plus bas que jamais. Nick Malett regrette le voyage.
  L'Irlande a tout rafflé, Declan Kidney est heu-reux.
  L'Angleterre nous a infligé une énorme raclée, Martin Jonhson se marre encore... Le flegme. 
  L'Ecosse a raté de peu la cuillère de bois, Frank Adden est sur la sellette.
  Le Pays de Galles faux 2e est en fait 4e, Warren Gatland est fair play. 
     Et la France well.. des hauts, des bas, la routine sous l'ère Lievremont. On a vu de très belles choses comme face aux Pays de Galles, mais comme semblant éternellement en phase de test, cette équipe n'en est pas vraiment une et elle n'est pas près de gagner de manière constante.

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  Allez, l'avantage de ce tournoi, c'est que tous les ans ça recommence.. plus que deux avant LA compet au pays du long nuage blanc et un match contre des Blacks, chez eux, animés d'un esprit revanchard. Glups.

 

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15.03.2009

«I m sometimes up and sometimes down. Coming for to carry me home»

 

 Un essai à la première minute qui n'est pas sans rappeler celui de P. Sakey lors de la quatrième journée du Tournoi 2008. Et après l'avalanche. Le déluge. Le poulailler est tombé sur les coqs.

 Parra-lysée sur le terrain, une nouvelle fois accablé sous l'air d'un nouveau chariot bringuebalant. 
 Un chariot à moteur sans pitié. Ni swinging low ni sweet il prend de nombreux détours pour nous ramener à la maison.

Sonnés dès la première minute par un essai de Cueto, les Bleus réagissent de manière inquiétante. Ils confient les rênes du jeu aux cochers de sa Majesté, incarnés par le dynamique T. Flood et l'impressionnant D. Armitage. Embarqués dans un train infernal avec eux, on sera privés de toute forme d'étincelles bleues. Mais le choc est immense. Au lieu d'une réaction française, on assiste à une déroute comme programmée. Un essai par dizaine. A la 23e, à la 37e, à la 40e... le dernier marqué histoire de briser la confiance. Un en entrant, un en sortant, le chariot is on his way.

Quinze minutes qu'on imagine très inconfortables dans les vestiaire bleu roi et on attend la réaction d'orgueil.

Armitage Armitage.. la deuxième minute de la deuxième période est celle du cinquième essai anglais. Toujours pas un point coté français, c'est l'agonie. Ils nous chantent que le chemin de la maison n'est pas semés d'embûches, qu'il est doux, qu'il nous berce mais ils veulent voir du sang. Le pouce vers le bas on nous condamne sur l'autel de la rose et nous, courbant l'échine on accepte la correction.
A la 55e minute, le talonneur star du Stade Français sort la tête et marque le premier essai dans l'en-but anglais. Un deuxième suivra aplati par Malzieu à la 66e. Les coqs se sont ressaisis mais il est bien trop tard, le mal est fait. Profitant de leur glorieuse première mi-temps les rosbifs on déjà appelé à plein poumon et à plusieurs reprise notre honteux taxi.



Donc on ne peut pas dire que les Bleus aient vraiment confirmé leur succès gallois
Indéfendables comme dirait l'Equipe,
C'était pourtant une parabole annoncée
Katastrof quand j ai ouie dire qu'un arbitre australien serait dépéché
Il ne pouvait pas s'agir.. et pourtant si.
Nous étions à nouveau sous le joug de cet homme en jaune.
Stuart de son prénom.
O scandale me suis je dis. Mais l'arbitrage ayant été impartial,
Non je ne peux plus croire à la malédiction Dickinson. Vite, qu'on m'amène un coupable.

 

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24.02.2008

Sad feeling of "Déjà-vu"

  Pour la troisième fois en un an, les Anglais ont su l'emporter, au moment où ça comptait vraiment.
Après nous avoir privé de Grand Chelem et de finale de coupe du monde, c'est la douloureuse récidive. Une fois de plus on rentre chez nous penauds, ramassés par le sweet chariot du XV de la rose.

 Le match a commencé à tout allure, avec une entame en mode bis repetita: un essai à l'effet assomant à la cinquième minute.

 Grâce à un nombre délirant surprenant de pénalités et de fautes concédées par les coqs, Wilkinson assure le good job et met en marche la machine à points.

 Puis vient le temps de la première mélée, secteur critique du XV face à l'Irlande... Bis repetita vous dis-je... Le pilier droit flanche une fois, deux fois et c'est la pénalité. Tout les efforts de D. Szarzerwki n'y feront rien, la mélée française est en crise. 

 On se rassure alors avec un essai marqué par l'effort qui aurait pu être un déclencheur, s'il avait été confirmé par une transformation. Mais le XV de France souffre de l'absence de butteur "régulier" et Damien Traille ne transforme pas celle là.

Pour compenser on veut alors lancer la botte secrète et ses fameuses chaussures oranges. Oui mais voilà, les nouvelles circulent vite et les Anglais n'ont pas l'intention de laisser courir qui que ce soit. C'est bien simple, la pelouse du Stade de France semble faire 10 mêtres de moins près de chaque touche. Il n'y a plus d'extérieur, plus de couloir, plus d'aile, plus de terrain d'expression, plus rien. La piste d'envole est tout bonnement fermée: ce soir les jets resteront au garage. Le temps d'assimiler cette nouvelle information, le mal est fait, le latin est perdu, le jeu se vérouille et c'est déjà la mi-temps.

En seconde période on peut encore y croire le score est même rédui à trois points d'écart, mais c'est sans compter sur Wilko et sa botte magique et assassine. Les Bleus y croient peut être encore un tout petit à la fin quand ils rêvent de rattrapper les 6 points qui le séparent de la victoire et qu'ils sont en possession de la balle. Mais David Skrela commet une nouvelle faute de main qui coute chère sur l'ardoise française puisqu'elle est à l'origine du dernier essai du monstrueux pack anglais.

 Au final, la fraîche équipe de France junior a payé cash les erreurs que l'on avait relevées dans le deux premiers matchs. Le GC ne sera pas pour 2008 mais il reste toujours de belles choses à accomplir. Cette défaite remet les compteurs à zéro. Tout est à reconstruire mais il y'a quelques belles bases. Le jeune Morgan Parra a bien tenu les rênes de la mélée, il supporte bien la pression. Julien Bonnaire est le roi incontestable de la touche et D. Szarzewski est un leader exceptionnel en puissance.

 Mais le résultat est là: Après avoir tout gagné ensemble, les trois equipes de bleus ont chuté face à l'Angleterre au seuil du Chelem.

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 Ce week end n'a pas pas été le théâtre de surprises, juste de belle prestations de l'Irlande et du Pays De Galles qui confirment la belle forme des Diables rouges et relancent les Celtes dans la course. Les Gallois quant à eux, trottinent devant les autres, seuls invaincus après trois matches du Tournoi. Ils semblent bien partis pour revivre leur beau Chelem de 2005.

03.02.2008

Acte I

 Si le bal de ce tournoi 2008 s'est ouvert samedi sur une rencontre nouée, relativement dépourvue de jeu, un peu à l'image de la coupe du monde, les deux matchs qui ont suivis ont incarnés une belle cassure dans la monotonie, une surenchère dans le jeu et l'engrenage des points.

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Samedi,
 Dès le coup d'envoi on remarque la nette domination des Anglais qui jouent comme on les a rarement vu jouer. Ils relancent, ils sont là, ils jouent le pari de la main et finalement concrétisent à la 21e minute grâce à un essai de T. Flood. C'est une issue logique à la première période contrôlée de bout en bout par les hommes de Brian Ashton. Ce dernier commence à se sentir à l'aise dans son fauteuil dix minutes après la pause. Le score de 19 à 9 est rassurant et il semblerait que ses joueurs soient capables d'assurer la sécurité encore 25 minutes.

Et pourtant, les Anglais continuent de relancer, d'éviter le jeu au pied, il semblent dédaigner la sécurité et l'occupation stratégique du terrain. Jusqu'au moment ou les dragons vont prendre conscience de cet excès de gourmandise et vont inverser la vapeur. En cinq minutes tout change, les Gallois infligent une grosse pression à leur adversaire, pression qui va en grandissant jusqu'à à la 62e minute et ce très bel essai impulsé par Hook, applati par L. Byrne, et transformé par le n°10, très en forme. L'équipe de la reine est bousculée, elle s'ébranle et perd le contrôle. Les Gallois revenus à égalité lisent aisément le désarroi dans les yeux de leurs adversaires.

C'est ainsi que sans complexe, l'un des leurs contre un dégagement de Balshaw à peine 7 minutes plus tard, ce qui permet à M. Phillips de filer vers la ligne. Hook décidement très en réussite dans cette rencontre, transforme et tourne un peu plus le couteau dans la plaie.

19-26, Wilkinson et les siens sont à terre, tandis que s'envolent sous leurs yeux les espoirs de Grand Chelem que beaucoup leur prêtaient alors. Et les Dragons rouges ont su conserver cette avance et, fiers comme tout, ils ont vu leur très belle remontée récompensée par une victoire à Twickenham qu'ils attendaient depuis vingt ans.

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  Le lendemain c'est le grand saut dans l'inconnu, l'abandon total pour le xv de France au nouveau visage. Les pronostics sont frileux, les spécialistes s'interrogent, on se test, on fait le portrait des petits nouveaux, on doute un peu alors on parle chiffres et statistiques, mais finalement personne ne sait.

Et le suspens est levé à la 12e minute par un très bel essai signé Heymans-Clerc, dans la continuité de la campagne rugby champagne menée par Toulouse cette saison. Bien que légèrement gaché par un en avant, l'essai validé allait donner le ton pour le reste de la rencontre. Après cet essai et une pression modérée de la part des Ecossais victimes de leur maladresse, les Bleus avaient confiance et le prouvaient avec un essai d'un J. Malzieu un brin opportuniste mais très bien négocié, suivi d'un nouvel essai de V. Clerc qui, lui aussi, bénéficiait d'un bon rebond. Les bleus n'ont jamais été réellement inquiétés par l'équipe d'Ecosse maladroite, qui n'était pas en confiance et qui ne croyait plus en sa chance.

C'est ainsi que tarde à s'achever cette rencontre: les bleus en possession de la balle refusent de la laisser filer après le temps règlementaire et la font vivre jusqu'à être propulsés en touche.

On a pu apercevoir une belle entente entre les joueurs et il semble que l'objectif de M. Lievremont ait été parfaitement atteint. En effet, ce dernier avait déclaré vouloir privilégier l'homogénité du groupe, afin d'assurer une bonne harmonie et c'est bien le sentiment général que l'on tire de cette formation. Malgré quelques points moins positifs -l'équipe a notament été dominée en mélée en première période-, il ressort de la rencontre, un état des lieux plein de promesses et un sentiment d'équilibre entre jeu offensif et défense, comme un rassurant effet de courageux mais pas téméraires qui représente un bon fondement pour permettre ensuite aux individualités de tenter des coups d'éclat. Alors contre le trefle, le retour du Frefl?

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Bilan de cette première journée de tournoi?

  L'Irlande ne semble pas s'être tout à fait remise de son échec en coupe du monde, peut être à cause du manque de roulement dans ses effectifs. Il subsiste une amertume. De plus, mauvaise nouvelle, l'équipe du trèfle sera privée du très bon G. D'Arcy, victime d'un fracture au bras, pour toute la durée du tournoi.

 L'Italie a rendue une copie plutôt positive, car son déplacement à Croke Park était loin d'être évident sur le papier. Ainsi on notera une bonne motivation générale, une efficacité dans les impacts et les groupés pénétrants et un score final très honorable. Mais on dénonce aussi l'inexpérience de leur charnière et beaucoup d'approximations. A suivre..

 L'Angleterre a excélé pendant toute la première période avec un jeu que l'on ne leur connaissait pas vraiment. Beaucoup de relances et de jeu à la main ont désarçonnés leurs adversaires gallois avant que ces derniers ne reprennent complètement le dessus. Au moment clé du match il n'ont pas su repasser dans le registre dans lequel ils excèlent, en permettant par exemple à Wilkinson d'assurer au pied. S'ils ne sont plus en course pour le Chelem, ils sont toujours alignés pour la victoire du tournoi.

 Le Pays de Galles a été la grande surprise de cette première journée avec sa victoire historique à Twickenham. Le Xv du poireau pourra compter sur cette belle prise de confiance pour garder son moral et ses bonnes intentions. Au niveau individuel, Hook est sorti du lot en dépassant Wilkinson dans ses domaines de prédilection.

L'Ecosse a déçue à domicile face au nouveau XV de France. Les bonnes intentions et une envie certaine de faire vivre le cuir ont été ruinées par les maladresses, les fautes de main et le manque de sang-froid des joueurs du chardon. Le nombre de points encaissés et l'absence d'essais marqués classent cette équipe en dernière place provisoire du tournoi. 

La France s'est attribuée la première place du classement et le deuxième effet de surprise de cette journée. En cinq jours, l'équipe a déjà développé de bons automatismes, notament grâce à la mythique entente des trois quarts toulousains. Le mixte bleus et anciens semble faire ses preuves pour le moment malgré quelques déchets et faiblesses au niveau de la première ligne. Le XV est donc un concurrent de l'Irlande et du Pays de Galles pour le Grand Chelem.
 

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27.03.2007

week end à Londres ou un certain 11 mars...

 Bienvenue sur le blog de moi. n'hésitez pas à lacher des coms. :-))

je vais tenter de faire un super super super blog.  J commence par un essai, s'il est bien je transformerai !! :-)) 

     Le tournoi des 6 nations est bel et bien clos pour cette année et c'est la tête pleine d'images que tous les fans de coq se tournent progressivement vers leurs couleurs respectives.

        Mais avant tout je voulais vous faire part de mon premier pas dans une aventure bien particulière.. : encourager nos bleus dans l'antre de l'ennemi suprême, être le petit grain de riz en plus, empêtré dans un crunch un peu spécial.

        Ce week-end passé à londres était tout à fait exceptionnel, bien que son dénouement ne fut pas des plus attendus, ni des plus spectaculaires.. pas plus que réjouissants d'ailleurs.. Mais cette histoire là on la connait tous n'est ce pas? on se passera de commentaires, même s ils allaient bon train après cette rencontre. Il y' a dans la vie, un temps pour tout.

        Londres reste une très belle ville, vivante et pleine de pubs animés, qui vous offrent une immersion parfaite dans le "Be rugby". Une dizaine de Gallois qui vous hurlent dans les oreilles alors que vous encouragez timidement une squadra stupéfiante de réalisme. Et après 80 minutes d'affrontements, tous de s'exclamer ensemble contre l'injustice de cet arbitre qui condamne les dragons sur la sirène.. c'est aussi ça le rugby.

        Le lendemain, le train spécial Twinckenham _autrement dit spécial ovalie!_ quitte la gare de waterloo et les gens commencent enfin à se sentir eux même, c'est à dire comme des supporters de rugby. Les langues se délient, les enfants sourient et observent papa avec son drole de maillot. Une femme peint un coq et un drapeau tricolore sur la joue de son compagnon qui, pourtant, comme elle, parle la langue de wilkinson. Elle l'observe, satisfaite. C'est alors qu'il se saisit d'un pinceau et dessine sur la joue de son amie une rose.. c'est aussi ça le rugby.

        Le train arrivé, l'image est saisissante. Tout ces gens qui marchent dans le même sens, qui en bleu qui en rouge, ça donne des idées. Bien sur pour le moment l'utopie est bien présente.. il n'y a pas encore de perdants. Chacun se sent gagnant et tellement privilégié d'être là. Mais on dirait une armée en marche, une armée qui prépare un combat avec le sourire. paradoxe du rugby.

        Et le combat est là et bien là. 80 minutes de joies, de peines, d'émotions et de frissons.. de chants aussi. Incroyable, il est incroyable ce "Swing low, swing chariot" qui résonne à nos oreilles. Les petits coqs, sur la pelouse comme dans les gradins sont comme écrasés par cette voix unique, si puissante qu'elle semble vivante. Elle est la voix d'un stade plein d'amour et de force pour les quinze soldats blancs et rouges qui se démènent à ses pieds. Elle est un fardeau incroyable pour les autres, exclus de cette communion.

        Et le combat s'achève, la sirène retentit, le rêve prend fin. Oui il s'agissait bien d'un rêve. Celui qui prend cette épopée pour un cauchemar n'a rien compris. Parce que c'est aussi ça le rugby; des "God save the Queen", des "good game", des "next time".. , Jusqu'à ce que nous réveillent de notre torpeur des coqs dévoreurs de chardons, que la défaite n'était pas parvenue à éloigner de nos coeurs. Car en quittant Londres, nos rêves de chelem dans les godasses, nous savions bien qu'après Waterloo il y'aurait Austerlitz, et puis Saint Denis.