23.03.2009
B.A-BA(as)
Non repus de la salade de trèfle, immense plat de résistance, il nous en fallait encore, la cerise sur le gâteau, le petit plus de ce gros week end de rugby. Coup de chance il était pour dimanche.
Neuf essais marqués, aucune pénalités tentées, pas de coups échangés lors du traditionnel banquet, le match de nos Babaas nationaux a tenu toutes ses promesses.
Les Barbarians de France, que l'on distingue par leur maillot bleu à rayures, sont des petits produits dérivés de la philosophie du Barbarian Football Rugby Club original, crée par les Anglais en 1890.

L'équipe est traditionnellement composée d'internationaux et d'un joueur dont le mérite et l'état d'esprit lui permettent d'être appelé au sein de l'éphémère formation. Elle ne dispose ni d'entraineur affilié, ni de stade. La parcularité folklorique la plus frappante sur le terrain est probablement celle qui veut que les joueurs gardent les chaussettes de leur club respectif. Les mélées, ouvertes comme fermées, sont un vrai tableau.
Une fois la partie entamée, le code d'honneur est le même pour tous. En-vo-yer du jeu. Les pénalités sont dédaignées, les buteurs abandonnent cette tâche ingrate. C'est ainsi que les Babaas français ménés par deux points hier ont parfaitement ignoré une pénalité des 30 mêtres, en face des poteaux, à deux minutes de la fin de rencontre. Ernest Wallon, qui accueille pourtant l'équipe que l'on sait, ne s'en remet toujours pas...
Les bleus à rayures affrontaient le XV des présidents composés des étrangers du Top 14 et entrainée par Vern Cotter. Cette équipe, déjà à fière allure, aurait pu comprendre Byron Kelleher, Juan Martin Hernandez voire Dan Carter. Ce détail ne l'a pas empêché de s'imposer 33 à 26 face à l'équipe menée par Guy Noves.
Du jeu du jeu du jeu.. toutes options comprises. Des ballons collés à la main aux sorties de balle limpides, en passant par les cheveux tirés puerilement au détours d'un ruck. Hé pourquoi pas après tout on ne fait que jouer. On court, on passe, on plaque. Je n'aurais même pas été étonnée d'apercevoir un sourire sur le visage d'un Napoli Nalaga tout essouflé d'avoir tenté de passer les bras. Les visages rougis par les quelques dégrés offert par le printemps tout récent ne peuvent mentir. Les sensations sont retrouvées et chacun semble vouloir faire honneur au pré de son enfance. Les potes poussins sont là, on retrouve le temps où la passe n'était pas vrillée, le maillot trop grand, les chaussettes dépareillées, pas d'histoire de carrière en tête. Juste l'honneur, le maillot et enfin, enfin... le jeu.
Barbarians français: Olivier Saraméa (Montpellier) - Yves Donguy (Toulouse) Manu Ahotaeiloa (Toulouse), Miguel Avramovic (Montauban), Maxime Mermoz (Perpignan) Julien Candelon (Perpignan), Lucas Borges (Dax)- (o) Julien Peyrelongue (Biarritz), (m) Julien Tomas (Montpellier) Nicolas Durand (Perpignan) - Rémi Martin (Bayonne), Elvis Vermeulen (Clermont) Yannick Nyanga (Toulouse) Grégory Lamboley (Toulouse) - Loïc Jacquet (Montferrand), Fabien Pelous (Toulouse, cap), Loïc Jacquet (Montferrand), David Auradou (Stade Français) - Luc Ducalcon (Castres)Yohan Montes (Toulouse), Benoît August (Biarritz) Alberto Vernet Basualdo (Toulouse), Julien Brugnaut (Dax),Jean-Baptiste Poux (Toulouse)
XV des présidents: Brent Russell (RSA/Clermont) - Napolioni Nalaga (FIJ/Clermont), Grant Esterhuizen (RSA/Clermont), Maleli Kunavore (FIJ/Toulouse) Craig Gower (AUS/Bayonne), Shannon Paku (NZL/Montauban), Takudzwa NGwenya (USA/Biarritz) - (o) Cameron McIntyre (NZL/Castres), (m) Agustin Pichot (ARG/Racing-Métro) Nicolas Vergallo (ARG/Dax)- Samiu Vahafolau (TGA/Biarritz) Emmanuel Etien (Clermont), Shaun Sowerby (RSA/Toulouse), Jacques Cronje (RSA/Biarritz) - Gerrie Britz (RSA/Perpignan), Bryce Williams (NZL/Bourgoin) Alistair Campbell (AUS/Montpellier) - Benjamin Sa (NZL/Montauban) Martin Scelzo (ARG/Clermont), Mario Ledesma (ARG/Clermont, cap) Mirko Lozupone (ITA/Clermont), Rodrigo Roncero (ARG/Stade-Français)

22:25 Publié dans Fan de... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : barbarians, xv des presidents, rugby
28.08.2008
The Human Factor

Un peu plus d'un an après avoir brandi le trophée mondial et attiré les regards de toute la planète des aficionados et au delà, l'Afrique du Sud est en passe de se retrouver à nouveau sous les feux des projecteurs.
Le responsable de cet élan est américain et il s'apprête à associer son nom, que plus personne n'ignore, à l'alliance inédite du septième art hollywoodien et de l'ovalie.
Si son ballon est ovale, le rugby est pourtant loin d'être le sport national américain. On se demande ce qui a pu attirer ce pur yankee qu'est Clint Eastwood, vers un sport qui n'autorise pas le port du casque et dont les distances se mesurent en mètres.
En fait, le projet est né de l'initiative de l'acteur principal du futur long métrage: Morgan Freeman. Ce dernier n'est pas un spécialiste des relances de François Steyn ou des qualités en touche de Matfield et Botha. Il désirait par ce film, rendre hommage à celui qui a su reconquérir l'honneur de l'Afrique du Sud et par là même, les lettres de noblesse du rugby des Springboks.
L'acteur oscarisé incarnera le Nelson Mandela de 1994, celui qui, trois ans après la fin de l'apartheid, un an après avoir reçu le prix Nobel de la paix, est élu président de la république d'Afrique du Sud. Le film est axé sur l'organisation de la troisième coupe du monde de rugby, la plus symbolique de l'histoire.
Dès son arrivée au pouvoir, le nouveau président doit ouvrir les portes du pays en convalescence afin de permettre au rugby d'irriguer librement le cœur de ce géant de l'ovalie. La coupe du monde devient un symbole, celui de la renaissance, celui de la deuxième chance qui rend au pays meurtri sa place dans le monde .
Pourquoi l'évènement revêt-il une si grande importance?
Parce que le rugby y a toujours été la discipline réservée de manière exclusive aux Afrikaners et aux «Britanniques». Il devient du coup le symbole d'une logique sectaire et élitiste consacrant la supériorité des blancs et matérialisée par le tristement célèbre système de l'apartheid, mis en place en 1948 par le parti National.
Le pays est alors divisé en ethnies, cultures, couleurs de peau, langues... La haine s'installe dans l'Etat le plus éclectique du continent africain, attirant vers lui les critiques, puis la mise au ban de la communauté internationale.
L'Afrique du Sud, s'asphyxiant dans le marasme de l'apartheid, représente alors et pendant plus de 20 ans la destination interdite des fameuses tournées chères à l'ovalie.

Les premiers à réagir sont les Australiens qui manifestent leur désaccord pendant la tournée maintenue de 1971. Malgré sa victoire sur les terres australes, l'équipe des Springboks n'a pas de quoi se réjouir. Les deux formations ne se rencontreront plus pendant près de 21 ans. C'est le début du boycott.
Cette situation accablante est stigmatisée par le Gleaneagles Agreement, signé par les membres du Commonwealth en 1977 qui bannit officiellement l'Afrique du Sud de son paysage sportif.
21 ans. Ça vous met un peu à l'envers quand vous pensez au nombre de perles rares, de carrières brillantes et d'exploits historiques probablement avortés par cette terrible mise en jachère.
A l'image de l'ouvreur Errol Tobias joueur extrêmement talentueux sélectionné pour la première fois en équipe nationale à l'âge de 31 ans. Il n'a été capé qu'à six reprises et pas à son poste de prédilection et pourtant on considère ses sélections comme un exploit. Parce qu'il était métis.
La mise au ban des équipes d'Afrique du Sud ne fait que traduire le malaise et l'incohérence qui transpire de cette société fondé sur la désunion. Comme le rugby ne peut être porté par une société qui porte en elle les valeurs de la désunion et de l'oppression, l'apartheid n'aura jamais si bien porté son nom qu'en cette période néfaste du sport sud africain. En effet, en afrikaans "apartheid" signifie "mise à part"... tout simplement.
C'est pour cette raison que la coupe du monde arrive comme une bénédiction.
L'apartheid est aboli le 30 juin 1991, grâce au président de l'époque, Frederik de Klein et au Congrès National Africain (ANC) parti d'un certain Rolihlahla (Nelson) Mandela.
Au vue des progrès de la nouvelle nation en puissance, l'IRB effectue un demi tour complet et décide de lui accorder l'organisation de la coupe du monde 1995.
Le 27 avril 1994, Nelson Mandela l'ancien prisonnier, devient le premier président noir de l'histoire de l'Afrique du Sud. Sans le savoir, il s'apprête à devenir un symbole du rugby, de ses valeurs et l'incarnation de la nouvelle union sud-africaine.

Ce qui va se dérouler entre le 25 mai et le 24 juin 1995 représente, sinon l'ambition, le rêve de millions de défenseur de la liberté et de l'égalité entre les peuples sud-africains, pesant sous le joug du spectre de l'apartheid.
Après s'être débarrassé de la Roumanie (21-8), du Canada (20-0) et des Australiens (27-18) champions du monde en titre en phase de poule, l'Afrique du Sud se hisse en quart de finale. Là les Boks triomphe des Samoans (42-14) et gagnent leur place en demi-finale. Ils battent alors les Français dans des conditions de jeu très difficiles. Les fortes pluies qui balaient le terrain et l'essai manqué à quelques centimètres près par Abdellatif Benazzi acheveront les espoirs des invités. Cette victoire 19 à 15 propulse les Boks en finale où ils sont opposés aux redoutables All Blacks.
C'est au terme d'une finale crispée aux terres promises délaissées (décidément...) que les verts et or l'emportent devant un peuple en liesse. Des townships noirs aux ranchs africaners, on priait pour que ces garçons soulèvent le trophée. Ils le conquièrent pour tous et pour chacun, pour prouver que leur pays revit et pour affirmer le sentiment d'unité qui les anime. L'Afrique du Sud peut respirer, elle a retrouvé sa place dans le monde.
Nelson Mandela posa sur cette union le sceau de son aura exceptionnel. Vêtu du maillot des héros, il remit au capitaine François Pienaar la coupe de tous les désirs et les deux hommes échangèrent l'une des poignées de main les plus symboliques de l'histoire.

« L'Afrique du Sud vous ouvre ses bras et son cœur et vous donne l'accolade... »

13:20 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : apartheid, human factor, rugby, afrique du sud, mandela, eastwood
01.06.2008
Stade francais - Castres. Argh c'est la fin. :-)
Le moment tant redouté par les ovaloveurs de la capitale est passé.
Dernier match de Domi, dernier de Fabien Galthié, dernier de David Skrela... Le match des au-revoirs s'est changé en grande fête de famille avec belle victoire, quatre essais parisiens, tour d'honneur et ovations et surtout: demi-finale à la clé. Un bel après midi donc, non pas sous le soleil (parce que faut pas exagérer), mais dans la joie.
Les roses ont souffert d'un démarrage un peu difficile
19:15 Publié dans Top 14 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rugby, castres, top 14, demi-finale
09.11.2007
Un tout nouveau Syd Millar
Depuis l'année dernière une certaine agitation envahie peu à peu la sacro-sainte enceinte de l'IRB. Mais que se passe t'il? Quelqu'un peut t'il me dire where the .. est passé Syd Millar? Que se passe t'il au sein de l'IRB? Comment...? Un changement de proprio le 1er janvier? Mais qui peut bien être le tout nouveau Syd?

Indices (à lire sur un ton dit "Julien Lepers") :
Je prends la main.
- Je suis né le 20 octobre 1947 à Tarbes en France,
- Mon prénom est très populaire pour ce qui est des promotions en ce moment (comme les philippe),
- J'ai joué au rugby dans les années 70, le temps de remporter les titres de champion de France Reichel et de champion de France corporatif,
- Mon truc c'était surtout les coulisses, j'ai donc présidé le comité de rugby en Ile de France de 88 à 91, j'ai été secrétaire général puis président de la fédération nationale de rugby en 1991 et j'ai même été président de l'IRL pendant un an, de 95 à 96.
- J'ai donné un gros coup de pouce à la France pour obtenir la coupe du monde 2007 (enfin pas la coupe mais plutôt l'organisation de la compétition parce que la coupe... bref).
- Et le le mois dernier ... Youpi! Je suis élu nouveau Syd Millar à la tête du monde oval.
Je suis.....
Bernaaaard Laapasset. ....

Eh oui. Depuis le 19 octobre 2007, c'est un Frenchy qui takes care des affaires de LE organe du rugby, le plus beau le plus grand de tous: l'International Rugby Board.
Mais qu'est ce que l'IRB?
L'IRB s'appelait à l'origine l'IRFB (Rugby Football) et est officiellement sorti de terre au Royaume-Uni en 1886, de l'initiative des fédérations d'Irlande, d'Ecosse et du Pays De Galles.
L'Angleterre ne se joindra à la fête qu'en 1890.
Les règlements du Board feront office de règles officielles dès 1930.
Les pays du tri-nations de l'hémisphère sud rejoignent leurs amis insulaires en 1949 et la France construira un pont vers l'Eurasie en 1978 en devenant membre à son tour.
Aujourd'hui, le comité exécutif est composé de huit membres possédant chacun deux sièges:
Les pays du feu cinq nations (Angleterre, Irlande, Ecosse, Galles et France) et ceux qui composent le tri-nations (Australie, Afrique du Sud et N. Zélande).
Le Canada, l'Argentine, le Japon et l'Italie possèdent un siège chacun.
Le rôle de l'IRB est de régire l'univers de la planète rugby depuis Dublin. Il établit le classement mondial (aaah la France est septième!), gère les trois divisions dans lesquelles sont répartis les membres et bien sur, s'occupe activement des diverses coupes du monde.

Et aujourd'hui concrètement, qu'est ce qui attend notre Beryd Millasset? (Je ne m'y ferais donc jamais..)
1) Une harmonisation des calendriers!
Bernard Lapasset a déclaré lors de sa nomination, vouloir en faire sa priorité numéro un.
L'IRB va rapidement tenir un congrès pour être enfin à l'écoute des différents acteurs du rugby pour (enfin) harmoniser les calendriers des différentes compétitons qui ponctuent le rugby dans l'hémisphère sud et l'hémisphère nord.
Cette année était l'année des scandales par rapport à l'organisation mondiale des tournois, notamment au moment des tests matchs d'été qui voyaient l'affrontement de diverses équipes nationales à la dérive, privées des meilleurs joueurs de championnat, afférés à remporter les phases finales. Et ce à trois mois de la coupe du monde.
Le passage au professionnalisme n'a guère laissé de temps d'adaptation.. Les joueurs courent d'une équipe à l'autre toute l'année, s'entrainent et ont très peu de temps de récupération entre les matchs. Il faut harmoniser, adapter, humaniser... Il y'a beaucoup de travail.
2) L'adoption par un tournoi majeur, de l'équipe nationale argentine.
Ces dernières années ont laissé apparaître un changement de taille qui va demander l'adaptation de l'organisation de la planète rugby. L'Argentine n'a jamais fait partie d'un tournoi international. Ces joueurs sont des électrons libres qui sont parvenus à se classer à la troisième place de la coupe du monde devant plusieurs nations majeures comme la Nouvelle Zélande ou l'Australie. Aujourd'hui leur absence des régulières arènes mondiales tient du paranormal. Alors quelles sont les solutions?
A l'origine les Pumas étaient préssentis du coté de l'hémisphère sud dans le très select tournoi des tri-nations. Mais ses membres étaient relativement réticents à cette idée et malgré une position géographique sub-équatoriale, les Argentins n'ont aucun avantage à jouer dans ce championnat qui s'étend déjà, il faut le dire, de l'Afrique du sud à la Nouvelle Zélande, ce qui représente un décalage horaire de 10 heures entre ces deux nations.
En revanche, on constate que la grande majorité des joueurs argentins évolue dans les championnats d'Europe.
Par conséquent il est probable que les Pumas intègrent dans quelques années le tournoi des six nations en Europe. Ils s'établiraient alors dans un camp provisoire situé vraisemblablement en Espagne; à San Sebastian ou à Madrid.


C'est un travail pour superNar...
3) L'évolution des règles du rugby à XV dans le monde.
Le verdict de la coupe du monde de rugby est sans appel: le Jeu est coincé, la défense mène la danse. La finale sans essai a marqué les esprits.. Tout le monde est d'accord, il faut du changement.
Syd Millar disait que le Board voulait "créer de nouveaux espaces, encourager le jeu à la main plutôt qu'au pied", il est évident que Sup/bernar suivra la même ligne de conduite.
Les nouvelles règles préférées par le président seraient notamment, la permission d'écrouler les mauls (pas convaincue moi..), la possibilité d'utiliser les mains dans les rucks et l'interdiction de taper directement en touche de ces 22 (plus convaincue déjà).
Encore un bon chantier en perspective.
4) L'organisation des futures coupes du monde.
La prochaine coupe du monde aura lieu en 2011 en Nouvelle Zélande. Il faut donc choisir la composition de cette compétition (à priori 20 pays), son organisation, son déroulement.. Il faut aussi sélectionner l'organisateur de l'édition de 2015. (Les paris sont ouverts!)

5) Défendre les valeurs du rugby dans le monde
Supernard va devoir déterminer une ligne de conduite pour les années à venir. Quels sont les objectifs du rugby moderne, comment ne pas tomber dans les pièges du professionnalisme, comment mener une politique d'ouverture de notre sport vers de nouveaux pays, de nouveaux adeptes?
Il faudra penser à tout ça pour défendre les belles valeurs du rugby comme il faudra en protéger la délicate esthétique.

Voilà ce qui attend notre tout nouveau tout beau Syd dans sa tâche au sommet du XV mondial. Il n'y a plus espérer qu'il sera inspiré par l'esprit d'un french flair d'antant, léger et rieur, à contre temps mais tellement efficace, qui nous a fait rêver et qui attend, impatient, d'être ramené à la vie.
17:10 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bernard Lapasset, IRB, international, rugby
17.09.2007
Score anniversaire pour un XV de France rajeunit
Dimanche soir, les coqs enfin farouches et dynamiques se sont imposés très largement au stadium
face à la Namibie. Le ton a été donné dès le début avec un bel essai de C. Heymans qui a permi à tout le monde de mieux respirer.
A la 12e minute, le contrat qui consistait à obtenir le point de bonus offensif au minimum est à moitié rempli grâce à l'essai de Marty. "On peut le faire en fait. On peut le faire avec la manière!" C'est ce qu'ils ont du se dire sur le terrain. Ils ont relevé la tête et bombé le torse et ont fait un pied de nez à la loi des séries. (Cette semaine, non content de perdre uniquement leur match d'ouverture de coupe du monde en rugby, les bleus ont été battus en foot, en basket et en volley.. L'addition était un peu salée pour une semaine sportive).
A la 19e minute se produit probablement un tournant majeur du match. Quelqu'un parvient à sécher destructorchabalou. L'imprudent, Jacque Nieuwenhuis a du regretter immédiatement de s'y être prit ainsi, puisque sa cravate condamna son équipe à jouer sans lui pour les 60 minutes restantes. On a tous eu une une petite frayeur pour notre sea bass national, mais finalement, malgré ses yeux derrière la tête, il a comme remit sa machoire en place et hop est reparti en trottinant. Là Nieuwenhuis a du se sentir vraiment... à l'abri.

Trois minutes plus tard suivait un essai de T. Dusautoir. Puis à la 32e minute, le premier essai de L. Nallet suivi de près par le premier de Vincent Clerc [38e], le 2e de Nallet [40e], un essai de J. Bonnaire [47e], le premier de Chabal (que soit dit en passant j'ai adoré par les différents gestes qui l'ont ponctués et qui, pour une fois, ont été captés par le réalisateur. Le geste de la main de Chabalou, les coups d'oeil furtifs d'Elissalde et finalement cette sublime passe au pied ajustée par l'homme du match) à la 49e, suivi par le deuxième consécutif de Chabal (Outstanding course de 50m !!!) [54e], puis par l'essai de JB Elissalde et des deux derniers de Clerc [59e et 65e] et enfin le tout complété par l'essai du capitaine de coeur des Français, Ibanez [75]. Ca fait un beau constat tout ça.

Pendant ce temps là, les Welwitschias faisaient de leur mieux et s'appliquaient notament avec un très beau drop de Wessels à la 10e minute, et en concluant la rencontre avec un essai de 70m pour l'honneur salué comme il se doit par le public du stadium.
Evidemment il y'a eu quelques ratés, des moins biens ou juste des ombres au tableau. Le fait de combattre un adversaire numériquement diminué est un de ces points. On ne pouvait pas vraiment constater la domination en mélée puique les Namibiens de leur coté n'étaient que 7. Il y a eu quelques fautes de mains frustrantes. Des déchets par ci par là.
Mais finalement, de la Chabalitude imposante du héros éponyme salué par son propre fan club, à la brillante démonstration de french flair de Fred Michalak et JB Elissalde, on peut dire qu'on a eu enfin droit à un vrai dimanche. En ce jour symbole de ballon oval, d'amitiés 3e mitemptales et de combats rugbystiques, les bleus nous ont innondés de clins d'oeil. Au final, cette avalanche d'essais offre aux Bleus un score de 87. Symbolique...

01:20 Publié dans Coupe du Monde | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, namibie, rugby
08.09.2007
A chaud
Ah comme je regrette le doux confort de l'expectative...
Il est loin le temps de et si ...peut être que ...?
Si la déception est présente et indissimulable, la surprise elle, n'est pas affichée sur mon visage.
Je l'ai senti monter ce dénouement, perceptible dans l'air comme jadis dans la clameur de Twickenham. Ils nous ont endormis avec leurs "on s'en fout on va gagner". Ils nous ont bien eus tous ces gens autour de nous avec leur air serein et leur moue d'indifférence. Le favori se prend si souvent les pieds dans les premières marches à gravir. Futur champion n'écoute pas ceux qui te donne vainqueur, n'oublie pas de te soumettre au doute, tourne le dos à la certitude.
Alala Argentine quel piège tu nous a tendu. Tu as troqué ton costume de puma pour celui d'araignée et tu nous a tout doucement dévorés. Tout au long de ton repas je nous croyais vivants et nous étions déjà morts. L'esprit était déjà parti quand le corps se livrait à ses derniers sursauts.
La défaite est cruelle mais la fête était belle. Tant de gens dans la ville lumière, qui pour noyer son chagrin, qui pour continuer d'y croire. Personne ne voulait s'endormir tant il redoutait le réveil.
J'ai déambulé un moment le long des rues pavées. Cette nuit tous les chats étaient gris. Chassés de leur stade par les pumas, ils erraient dans les faubourgs parisiens, hantés par les vainqueurs absents. La dernière mi-temps était unicolore, teintée de bleu nuit. Parfois il est vrai, on croisait du blanc et rouge, du vert ou du jaune mais jamais de bleu ciel et blanc. Les "Argentina!" qui résonnaient ça et là étaient souvent l'oeuvre de publics égarés, opportunistes ou simplement désireux de fêter une victoire.
En tout ça peu de négatif, juste une belle occasion d'aller à la rencontre de l'autre, de partager de beaux moments en amoureux de l'oval. Peu importe à qui profite le coup d'envoi, à nous de profiter de cette superbe fête tout autour de nous, de penser à la part de légende qui s'inscrit là maintenant sous nos yeux. Rien ne se perd.. commençons dès maintenant à transformer. Le phoenix ne pourrait pas renaître s'il n'était jamais cendres, écartons l'amertume... Place à demain.
Allez les petits.
Ps: J'ai soupiré quand j'ai vu la cérémonie d'ouverture, j'ai sursauté quand j'ai vu que Dickinson assistait, j'ai pleuré quand ils l'ont emporté, j'ai adoré discuter avec l'équipe des parlementaires australiens.
04:50 Publié dans Coupe du Monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, argentine, rugby, match, ouverture, coupe du monde


