15.03.2009
«I m sometimes up and sometimes down. Coming for to carry me home»
Un essai à la première minute qui n'est pas sans rappeler celui de P. Sakey lors de la quatrième journée du Tournoi 2008. Et après l'avalanche. Le déluge. Le poulailler est tombé sur les coqs.
Parra-lysée sur le terrain, une nouvelle fois accablé sous l'air d'un nouveau chariot bringuebalant.
Un chariot à moteur sans pitié. Ni swinging low ni sweet il prend de nombreux détours pour nous ramener à la maison.
Sonnés dès la première minute par un essai de Cueto, les Bleus réagissent de manière inquiétante. Ils confient les rênes du jeu aux cochers de sa Majesté, incarnés par le dynamique T. Flood et l'impressionnant D. Armitage. Embarqués dans un train infernal avec eux, on sera privés de toute forme d'étincelles bleues. Mais le choc est immense. Au lieu d'une réaction française, on assiste à une déroute comme programmée. Un essai par dizaine. A la 23e, à la 37e, à la 40e... le dernier marqué histoire de briser la confiance. Un en entrant, un en sortant, le chariot is on his way.
Quinze minutes qu'on imagine très inconfortables dans les vestiaire bleu roi et on attend la réaction d'orgueil.
Armitage Armitage.. la deuxième minute de la deuxième période est celle du cinquième essai anglais. Toujours pas un point coté français, c'est l'agonie. Ils nous chantent que le chemin de la maison n'est pas semés d'embûches, qu'il est doux, qu'il nous berce mais ils veulent voir du sang. Le pouce vers le bas on nous condamne sur l'autel de la rose et nous, courbant l'échine on accepte la correction.
A la 55e minute, le talonneur star du Stade Français sort la tête et marque le premier essai dans l'en-but anglais. Un deuxième suivra aplati par Malzieu à la 66e. Les coqs se sont ressaisis mais il est bien trop tard, le mal est fait. Profitant de leur glorieuse première mi-temps les rosbifs on déjà appelé à plein poumon et à plusieurs reprise notre honteux taxi.
Donc on ne peut pas dire que les Bleus aient vraiment confirmé leur succès gallois
Indéfendables comme dirait l'Equipe,
C'était pourtant une parabole annoncée
Katastrof quand j ai ouie dire qu'un arbitre australien serait dépéché
Il ne pouvait pas s'agir.. et pourtant si.
Nous étions à nouveau sous le joug de cet homme en jaune.
Stuart de son prénom.
O scandale me suis je dis. Mais l'arbitrage ayant été impartial,
Non je ne peux plus croire à la malédiction Dickinson. Vite, qu'on m'amène un coupable.

19:50 Publié dans VI Nations | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, angleterre, crunch, sweet chariot, dickinson
24.02.2008
Sad feeling of "Déjà-vu"
Pour la troisième fois en un an, les Anglais ont su l'emporter, au moment où ça comptait vraiment.
Après nous avoir privé de Grand Chelem et de finale de coupe du monde, c'est la douloureuse récidive. Une fois de plus on rentre chez nous penauds, ramassés par le sweet chariot du XV de la rose.
Le match a commencé à tout allure, avec une entame en mode bis repetita: un essai à l'effet assomant à la cinquième minute.
Grâce à un nombre délirant surprenant de pénalités et de fautes concédées par les coqs, Wilkinson assure le good job et met en marche la machine à points.
Puis vient le temps de la première mélée, secteur critique du XV face à l'Irlande... Bis repetita vous dis-je... Le pilier droit flanche une fois, deux fois et c'est la pénalité. Tout les efforts de D. Szarzerwki n'y feront rien, la mélée française est en crise.
On se rassure alors avec un essai marqué par l'effort qui aurait pu être un déclencheur, s'il avait été confirmé par une transformation. Mais le XV de France souffre de l'absence de butteur "régulier" et Damien Traille ne transforme pas celle là.
Pour compenser on veut alors lancer la botte secrète et ses fameuses chaussures oranges. Oui mais voilà, les nouvelles circulent vite et les Anglais n'ont pas l'intention de laisser courir qui que ce soit. C'est bien simple, la pelouse du Stade de France semble faire 10 mêtres de moins près de chaque touche. Il n'y a plus d'extérieur, plus de couloir, plus d'aile, plus de terrain d'expression, plus rien. La piste d'envole est tout bonnement fermée: ce soir les jets resteront au garage. Le temps d'assimiler cette nouvelle information, le mal est fait, le latin est perdu, le jeu se vérouille et c'est déjà la mi-temps.
En seconde période on peut encore y croire le score est même rédui à trois points d'écart, mais c'est sans compter sur Wilko et sa botte magique et assassine. Les Bleus y croient peut être encore un tout petit à la fin quand ils rêvent de rattrapper les 6 points qui le séparent de la victoire et qu'ils sont en possession de la balle. Mais David Skrela commet une nouvelle faute de main qui coute chère sur l'ardoise française puisqu'elle est à l'origine du dernier essai du monstrueux pack anglais.
Au final, la fraîche équipe de France junior a payé cash les erreurs que l'on avait relevées dans le deux premiers matchs. Le GC ne sera pas pour 2008 mais il reste toujours de belles choses à accomplir. Cette défaite remet les compteurs à zéro. Tout est à reconstruire mais il y'a quelques belles bases. Le jeune Morgan Parra a bien tenu les rênes de la mélée, il supporte bien la pression. Julien Bonnaire est le roi incontestable de la touche et D. Szarzewski est un leader exceptionnel en puissance.
Mais le résultat est là: Après avoir tout gagné ensemble, les trois equipes de bleus ont chuté face à l'Angleterre au seuil du Chelem.

Ce week end n'a pas pas été le théâtre de surprises, juste de belle prestations de l'Irlande et du Pays De Galles qui confirment la belle forme des Diables rouges et relancent les Celtes dans la course. Les Gallois quant à eux, trottinent devant les autres, seuls invaincus après trois matches du Tournoi. Ils semblent bien partis pour revivre leur beau Chelem de 2005.
15:45 Publié dans VI Nations | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crunch, france, angleterre, 6 nations


