17.06.2008

Coeur à coeur

   Il y a des semaines comme ça où il moins facile de supporter une équipe. Parce que supporter c'est s'offrir les meilleures joies après la victoire mais c'est aussi ressentir les plus grandes déceptions après la défaite. 

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Après la débacle footeuse qui ne m'a atteinte que très moyennement et la défaite du stade français, modérée par la troisième place conservée en demi-finales, c'est finalement la très injuste dure décevante défaite de nos bleuets face aux jeunes diables rouges aux portes de la demie finale de coupe du monde U-20 qui a eu raison de mon optimisme.

 En effet la constation la plus évidente était celle de la supériorité de la jeune formation française sur les Gallois pendant près de 75 minutes. De belles actions, de l'envie et un pack dominateur, tout était réuni pour que la recette soit la bonne. Mais au moment délicat de la conclusion, ça n'a tout simplement pas pris.

 Si la relève pour la suite du XV tricolore semble bien assurée, c'est surtout au niveau de l'arbitrage que certains se sont démarqués par leur technique... étonnante. Dickinson a du soucis à se faire. Enfin, magie du rugby, légitimité des coups de sifflet, les bleuets se sont pris un essai de pénalité bien mérité à la 78e minute et ce après avoir encaissé un nombre de plaquages hauts très très surprenant, et deux cartons jaunes.
Du coup ça a redonné du baume au coeur aux autres adversaires des bleuets qui on su exploiter à fond les 2 dernières minutes du matche pour finalement l'emporter. Parce que finalement 14 points en 2 minutes ça rentabilise l'affaire, surtout quand on part du score de 9 à 19.

 Alors c'est sans amertûme aucune que je félicite les vainqueurs du jour, accessoirement hôtes de la compétition qui, si j'eusse été leur fidèle supportrice, auraient, avec leur fin dantesque, sans aucun doute empli mon coeur d'allégresse et de fierté. Parce qu'un coeur de supporter ça doit connaître des hauts et des bas. Alors congrats guys et du coup tant que vous y êtes, je vous souhaite d'emporter la rencontre que vous nous avez piquée, qui n'est autre que la demie contre les Blacks. Histoire de ne pas être tombés pour rien.

 Pendant ce temps là, nous on va se préparer à se battre pour la cinquième place, face à nos pumas préférés mercredi. Match qui verra une équipe de France privée de Jérémy Braille, Rabah Slimani et Djibril Camara qui, un peu dépassés par leur passion à la fin de la rencontre de samedi ont mis des gestes sur leur frustration et ont voulu faire justice tout seuls. Ils seront déjà rentrés à Paris.

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Mercredi 18 juin

4ème groupe A – 4ème groupe D : Tonga - Japon
4ème groupe B – 4ème groupe C : USA - Fidji
3ème groupe A – 3ème groupe D : Irlande - Italie
3ème groupe B – 3ème groupe C : Ecosse - Canada
2ème groupe A – 2ème groupe D : France - Argentine
2ème groupe B – 2ème groupe C Samoa - Australie

Demi-finale : Angleterre - Afrique du Sud
Demi-finale : Nouvelle Zélande - Pays de Galles

 

Samedi 21 juin

Match entre vainqueurs Tonga-Japon et USA-Fidji pour les places 13 et 14
Match entre perdants Tonga-Japon et USA-Fidji pour les places 15 et 16

Dimanche 22 juin

Perdants Irlande-Italie et Ecosse Canada à Cardiff pour places 11 et 12
Vainqueurs France-Argentine et Samoa-Australie à Cardiff pour places 5 et 6
Vainqueurs Irlande-Italie et Ecosse-Canada à Newport Places 9 et 10
Perdants France-Argentine et Samoa-Australie Places 7 et 8

Petite finale à Swansea
Finale à Swansea

Merci à eux:

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AGNESI Nicolas (Toulon)
BASTAREAUD Mathieu (Stade français)
BELIE Mathieu (Stade toulousain)
BRAILLE Jérémy (Toulon)
CAMARA Djibril (Stade français)
CHAVANCY Henry (Racing Métro)
CHOLLON Arthur (Bordraux-Bègles)
DAVID Yann (Bourgoin)
DUMORA Julien (Pau)
DUMOULIN Alexandre (Bourgoin)
FALL Benjamin (Bordeaux-Bègles)
HEZARD Baptiste (Clermont-Auvergne)
JAULHAC Adam (Brive)
KERVAREC Kevin (Montpellier)
LACRAMPE Thierry (Tarbes)
LAKAFIA Raphaël (Grenoble)
LAURET Wenceslas (Biarritz)
MADAULE Louis (Narbonne)
MAESTRI Yoann (Toulon)
MAYNADIER Clément (Albi)
NAMY Guillaume (Brive)
PARRA Morgan (Bourgoin) (capitaine)
RALLIER Marc Antoine (Castres)
RIC Clément (Clermont Auvergne)
ROIDOT Jean-Baptiste (Biarritz)
SLIMANI Rabah (Stade français)

ENCADREMENT
MARIN Antoine (Chef de délégation)
SELLA Philippe (Manager)
AGOSTINI Philippe (Entraîneur)
BOHER Philippe (Entraîneur)
TURBLIN Philippe (Médecin)
JULIA Marc (Médecin)
CASSOU Cédric (Kinésithérapeute)
DOUBLIER Xavier (Kinésithérapeute)
DELOIRE Julien (Préparateur physique)
TATRY Thibault (Analyste Vidéo)

01.02.2008

Tournoi manège

 

 Je suis vraiment impatiente que l'on coupe le ruban de cette édition 2008 des Six Nations.
Un peu plus de trois mois après la coupe du monde de toutes les surprises et des belles désillusions s'ouvre un des tournois majeur de la scène ovale.
Il y a tant de données nouvelles qu'il est dur faire ressortir une équipe du lot. Nouveaux effectifs, nouveaux staffs, on y perd un peu la tête et on adore ça mais comment désigner un favoris?                                                   

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L'Italie

Espère égaler sa bonne (et inédite) performance de l'année dernière qui l'avait conduite à l'emporter contre deux nations du tournoi. Le pays de Galles à Rome (23-20) et l'Ecosse, qu'elle a battue dans son fief d'Edinburgh. Elle avait par la même occasion, decroché sa première victoire à l'extérieur et son reccord de points dans un match de Tournoi (37-17).

Depuis son entrée dans les Six Nations en 2000, elle a gagné cinq matchs et a fait un match nul contre le Pays de Galles. Elle n'a jamais battu l'Irlande, la France ou l'Angleterre. 2008 année des premières?

En coupe du monde l'Italie à joué quatre matchs, en a gagné deux et en a perdu deux.

Elle a marqué 8 essais, 6 transformations et 11 pénalités soit 85 points. Elle en a encaissé 117, dont 76 contre la Nouvelle Zélande. Elle était alors emmené par son entraineur, le français P. Berbizier qui a délaissé l'équipe pour le Racing M. 92, club de pro D2 (qui a perdu il y'a peu contre le rouleau compresseur Umaguien d'ailleurs...), faché par les résultats de ses Italiens qui ne sont parvenus à passer les phases de poule, à cause notament de leur défaite contre l'Ecosse.

La squadra azzurra est maintenant guidée par le Sud Af Nick Mallet, entouré d'A. Troncon et d'un ancien Stadechouliste Alex Marco. Le nouveau staff affiche de belles ambitions pour le tournoi et rêve de reproduire ce nouveau phénomène hype dit "de la surprise argentine (quéfémalalatête)" à l'échelle européenne. Ses trois match en déplacement ne vont pas lui simplifier la tache.

Irlande - Italie               02/02         15h

Italie - Angleterre           09/02        14h30

PdGalles - Italie             23/02         16h

France - Italie                09/03         16h

Italie - Ecosse                15/03         14h

 

Equipe face à l'Irlande

David Bortolussi ; Kaine Robertson, Gonzalo Canale, Mirco Bergamasco, Pablo Canavosio ; (o) Andrea Masi, (m) Pietro Travagli ; Mauro Bergamasco, Sergio Parisse, Josh Sole ; Carlo Antonio Del Fava, Santiago Dellape ; Martin Castrogiovanni, Leonardo Ghiraldini, Andrea Lo Cicero.

Remplaçants.- Carlo Festuccia, Savaltore Perugini, Carlos Nieto, Tommaso Reato, Alessandro Zanni, Andrea Marcato, Ezio Galon.

 

 

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L'Irlande

Premier adversaire de la squaddra, le Xv du trèfle était aussi le grand favori de l'édition 2007, avant de connaître une cruelle désillusion contre les Français dans un Croke Park flambant neuf, qui les priva de Grand Chelem. Ils avaient pourtant la meilleure défense du Tournoi (84 points, 5 essais encaissés) et avaient marqué le plus grand nombre d'essais, avec 17 ballons applatis. On peut considérer qu'ils ont manqué leur Chelem à quelques minutes, malgré une bonne prestation générale.

Leur coupe du monde fut encore un peu plus difficile à digérer que ce rendez vous manqué de peu.

Malgré un bel effectif, doué et ambitieux, l'équipe plombée par les problèmes personnels du staff et de ses joueurs, s'est faite dévorée par le piège argentin, a été battu par les coqs vexés et a souffert face à la Géorgie. Elle n'a pas franchie l'étape des phases de poules, ce qui représente pour tout un peuple un grave échec et ce, malgré le bon niveau de la poule D.

Dans cette coupe du monde, l'Irlande a marqué 64 points soit un score inférieur de plus de 20 points à celui de l'Italie. En revanche, elle n'a encaissé "que" 82 points.

Elle a joué 4 matchs, a marqué 9 essais, 5 transformations, 2 pénalités et un drop.

Contrairement à la moitié des nations de l'édition 2008, l'Irlande à renouvelé sa confiance en l'entraineur qui officiait pendant la coupe du monde O'Sullivan. Les chances du renouveau irlandais se placent dans l'air frais apporté par les petits nouveaux tel que Jonathan Sexton, jeune ouvreur du Leinster et surtout par le magique et détonant trio O'Driscoll-O'Gara-D'arcy. Le Xv du trèfle pourra en revanche regretter l'absence de Paul O'Connell et Simon Best.

Irlande - Italie                02/02       15h

France - Irlande                   09/02       16h

Irlande - Ecosse              23/02       18h

Irlande - PDGalles           08/03       14h15

Angleterre - Irlande         15/03       16h

 

l'équipe face à l'Italie

Dempsey - Trimble, B. O'Driscoll (cap), D'Arcy, Murphy - O'Gara, Reddan - D. Wallace, Leamy, S. Easterby - M. O'Kelly, O'Callaghan - Hayes, R. Best, Horan

Remplaçants : Jackman, Buckley, M. O'Driscoll, Heaslip, Stringer, P. Wallace, Kearney

 


 Le match d'ouverture du Tournoi 2008 est celui de tous les défis. Les deux équipes seront poussées par la nécessité absolue de faire ses preuves et le besoin de se racheter après de grandes déceptions pendant la coupe du monde. Les Irlandais sont traditionnellement et statistiquement favoris mais gli azzurri sont moins sous la pression et le nouvel entraineur a un record à honorer... Les paris sont ouverts.

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  Alors rouge

                             ou                                     

                                                                           orange?

05.12.2007

Sous le ciel de la Croix du Sud

 L'Argentine a enfin trouvé chaussure à son pied, ou plus précisemment l'etrier qui va lui permettre de mener Pégase sous le ciel de la Crux.
Bernard Lapasset, nouveau président non intronisé du suprême Incroyablement Royal Board a tranché:
 L'Argentine jouera le Tri-Nations d'ici quatre ans.

La discrétion des débats entourant la question contenait difficilement l'énorme enjeu de sa conclusion. Depuis plusieurs années en effet, les Pumas reclament une place dans l'arène des grandes équipes internationales que chacun trouvait plus simple de lui refuser jusque là. Pour quelles raisons?

 Le premier obstacle qui s'opposait à une intégration rapide de la formation, était le calendrier déjà surchargé des rencontres de championnats nationaux, de la h-cup, du Super 14, des tournois et aux rencontres internationales en tous genres... Ajouter une équipe au tournoi des six nations par exemple, revient à ajouter un match pour chaque équipe participante, une journée de tournoi, soit six matchs.

 Le second problème majeur qui enrayait l'adoption de l'Argentine dans le tournoi des 6 Nations concernait la traversée hebdomadaire qu'aurait engendré leur participation. L'Atlantique toute les semaines ne satisfaisait personne. hum..
 Et pourtant, une solution avait vu le jour et les Argentins étaient sur le point de faire de l'Espagne ou de la Belgique leur pays d'adoption pour la durée de l'epreuve.
De plus ce tournoi là présentait quelques avantages. Le plus plaisant étant sans doute le fait que les trois quarts de ces joueurs argentins évoluent dans les championnats européens. Participer au tournoi leur aurait donc évité le désagrément de trop de dépaysement.

 Le deuxième problème du tri nations est, singulièrement, le même.
Le décalage horaire entre l'Afrique du sud et la nouvelle Zélande représente déjà plus de huit heures d'écart, l'Argentine se situe elle, dans la dernière partie de l'hémisphère sud encore inoccupée par le tri Nations... Ce qui ne fait pas que des heureux.
Mais grace à cette promotion, les Pumas vont pouvoir se frotter chaque année aux meilleurs mondiaux.. dont les deux double champions du monde. Du pain béni pour ces champions en puissance à l'ambition sans limite.

 En effet, après la claque infligée par les Pumas à certaines grandes nations mondiales (je ne citerai personne) on ne pouvait plus se mentir sur la légitimité de leur présence au sein des plus grands enjeux. S'il est probable que la perspective d'imposer aux selections européennes un sixième match ai raffraîchi l'enthousiasme général pour l'hémisphère nord, le tri-Nations devrait lui, s'adapter en revenant au format de match aller-retour et non plus au niveau système (2006) qui amenait les équipes à se rencontrer trois fois, et ainsi faire symboliquement un peu de place au nouveau venu.

 Enfin, quelques clubs argentins se tailleront une place au soleil du Super 14, équivalant subéquatorial de la H-cup, et qui regroupent les meilleures équipes d'Afrique du Sud, d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Cette réforme majeure devrait entrainer une progressive professionnalisation du Rugby en Argentine et provoquer l'intérêt des joueurs qui jusque là étaient obligés de s'expatrier pour s'épanouir dans leur sport.

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09.11.2007

Un tout nouveau Syd Millar

   Depuis l'année dernière une certaine agitation envahie peu à peu la sacro-sainte enceinte de l'IRB. Mais que se passe t'il? Quelqu'un peut t'il me dire where the .. est passé Syd Millar? Que se passe t'il au sein de l'IRB? Comment...? Un changement de proprio le 1er janvier? Mais qui peut bien être le tout nouveau Syd?

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Indices (à lire sur un ton dit "Julien Lepers") :

Je prends la main.

- Je suis né le 20 octobre 1947 à Tarbes en France,

- Mon prénom est très populaire pour ce qui est des promotions en ce moment (comme les philippe),

- J'ai joué au rugby dans les années 70, le temps de remporter les titres de champion de France Reichel et de champion de France corporatif,

- Mon truc c'était surtout les coulisses, j'ai donc présidé le comité de rugby en Ile de France de 88 à 91, j'ai été secrétaire général puis président de la fédération nationale de rugby en 1991 et j'ai même été président de l'IRL pendant un an, de 95 à 96.

- J'ai donné un gros coup de pouce à la France pour obtenir la coupe du monde 2007 (enfin pas la coupe mais plutôt l'organisation de la compétition parce que la coupe... bref).

- Et le le mois dernier ... Youpi! Je suis élu nouveau Syd Millar à la tête du monde oval.

Je suis.....

Bernaaaard Laapasset. ....

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Eh oui. Depuis le 19 octobre 2007, c'est un Frenchy qui takes care des affaires de LE organe du rugby, le plus beau le plus grand de tous: l'International Rugby Board.
Mais qu'est ce que l'IRB?

L'IRB s'appelait à l'origine l'IRFB (Rugby Football) et est officiellement sorti de terre au Royaume-Uni en 1886, de l'initiative des fédérations d'Irlande, d'Ecosse et du Pays De Galles.

L'Angleterre ne se joindra à la fête qu'en 1890.

Les règlements du Board feront office de règles officielles dès 1930.

Les pays du tri-nations de l'hémisphère sud rejoignent leurs amis insulaires en 1949 et la France construira un pont vers l'Eurasie en 1978 en devenant membre à son tour.

Aujourd'hui, le comité exécutif est composé de huit membres possédant chacun deux sièges:

Les pays du feu cinq nations (Angleterre, Irlande, Ecosse, Galles et France) et ceux qui composent le tri-nations (Australie, Afrique du Sud et N. Zélande).

Le Canada, l'Argentine, le Japon et l'Italie possèdent un siège chacun.

Le rôle de l'IRB est de régire l'univers de la planète rugby depuis Dublin. Il établit le classement mondial (aaah la France est septième!), gère les trois divisions dans lesquelles sont répartis les membres et bien sur, s'occupe activement des diverses coupes du monde.

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Et aujourd'hui concrètement, qu'est ce qui attend notre Beryd Millasset? (Je ne m'y ferais donc jamais..)

 

1) Une harmonisation des calendriers!

Bernard Lapasset a déclaré lors de sa nomination, vouloir en faire sa priorité numéro un.

L'IRB va rapidement tenir un congrès pour être enfin à l'écoute des différents acteurs du rugby pour (enfin) harmoniser les calendriers des différentes compétitons qui ponctuent le rugby dans l'hémisphère sud et l'hémisphère nord.

Cette année était l'année des scandales par rapport à l'organisation mondiale des tournois, notamment au moment des tests matchs d'été qui voyaient l'affrontement de diverses équipes nationales à la dérive, privées des meilleurs joueurs de championnat, afférés à remporter les phases finales. Et ce à trois mois de la coupe du monde.

Le passage au professionnalisme n'a guère laissé de temps d'adaptation.. Les joueurs courent d'une équipe à l'autre toute l'année, s'entrainent et ont très peu de temps de récupération entre les matchs. Il faut harmoniser, adapter, humaniser... Il y'a beaucoup de travail.



2) L'adoption par un tournoi majeur, de l'équipe nationale argentine.

Ces dernières années ont laissé apparaître un changement de taille qui va demander l'adaptation de l'organisation de la planète rugby. L'Argentine n'a jamais fait partie d'un tournoi international. Ces joueurs sont des électrons libres qui sont parvenus à se classer à la troisième place de la coupe du monde devant plusieurs nations majeures comme la Nouvelle Zélande ou l'Australie. Aujourd'hui leur absence des régulières arènes mondiales tient du paranormal. Alors quelles sont les solutions?

A l'origine les Pumas étaient préssentis du coté de l'hémisphère sud dans le très select tournoi des tri-nations. Mais ses membres étaient relativement réticents à cette idée et malgré une position géographique sub-équatoriale, les Argentins n'ont aucun avantage à jouer dans ce championnat qui s'étend déjà, il faut le dire, de l'Afrique du sud à la Nouvelle Zélande, ce qui représente un décalage horaire de 10 heures entre ces deux nations.

En revanche, on constate que la grande majorité des joueurs argentins évolue dans les championnats d'Europe.

Par conséquent il est probable que les Pumas intègrent dans quelques années le tournoi des six nations en Europe. Ils s'établiraient alors dans un camp provisoire situé vraisemblablement en Espagne; à San Sebastian ou à Madrid.

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  C'est un travail pour superNar...

 

 3) L'évolution des règles du rugby à XV dans le monde.

Le verdict de la coupe du monde de rugby est sans appel: le Jeu est coincé, la défense mène la danse. La finale sans essai a marqué les esprits.. Tout le monde est d'accord, il faut du changement.

 Syd Millar disait que le Board voulait "créer de nouveaux espaces, encourager le jeu à la main plutôt qu'au pied", il est évident que Sup/bernar suivra la même ligne de conduite. 
 Les nouvelles règles préférées par le président seraient notamment, la permission d'écrouler les mauls (pas convaincue moi..), la possibilité d'utiliser les mains dans les rucks et l'interdiction de taper directement en touche de ces 22 (plus convaincue déjà).

 Encore un bon chantier en perspective.

 


4) L'organisation des futures coupes du monde.

 La prochaine coupe du monde aura lieu en 2011 en Nouvelle Zélande. Il faut donc choisir la composition de cette compétition (à priori 20 pays), son organisation, son déroulement.. Il faut aussi sélectionner l'organisateur de l'édition de 2015. (Les paris sont ouverts!)

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5) Défendre les valeurs du rugby dans le monde

 Supernard va devoir déterminer une ligne de conduite pour les années à venir. Quels sont les objectifs du rugby moderne, comment ne pas tomber dans les pièges du professionnalisme, comment mener une politique d'ouverture de notre sport vers de nouveaux pays, de nouveaux adeptes?
  Il faudra penser à tout ça pour défendre les belles valeurs du rugby comme il faudra en protéger la délicate esthétique.

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  Voilà ce qui attend notre tout nouveau tout beau Syd dans sa tâche au sommet du XV mondial. Il n'y a plus espérer qu'il sera inspiré par l'esprit d'un french flair d'antant, léger et rieur, à contre temps mais tellement efficace, qui nous a fait rêver et qui attend, impatient, d'être ramené à la vie.

24.06.2007

Invincibles?

Boum patatrac crac aïe tictac tictac non!! Voilà à quoi ressemblerait le résumé onomat-épique de la fin de rencontre Afrique du Sud-Nouvelle Zélande. Après avoir géré un match plus que correct pendant près d’une heure, les Boks se sont effondrés face à la renaissance du phoenix Black.

 

Pourtant l’affaire s’annonçait plutôt bien pour les sud-af’, qui s’offraient même l’ouverture du score grâce à la belle botte de Percy Montgomery. Les Blacks les aident malencontreusement en laissant échapper un grand nombre de ballons en touche, sur les regroupements et en commettant de nombreux en avants.

On constate que les équipes se cherchent un moment, à l’image de la partie de ping-pong entre les lignes arrières à la 11e minute, mais dans l’ensemble, les boks dominent mieux leur sujet et ont la main sur le ballon.

Il semble que les blacks sont un peu déboussolés par la résistance de leurs adversaires, une déstabilisation illustrée par ce tampon d’un de ses coéquipiers sur Woodstock à la 11e minute, qui aurait pu lui coûter cher.

A la 18e minute, les verts et orange passent une nouvelle pénalité ce qui leur permet de mener 6 à 0.

Les Blacks attendront quant à eux la 31e minute pour revenir un peu au score en passant une pénalité.

On sent que Carter n’est pas bien dans ses pompes… C’est sans doute ce qui l’empêche de botter correctement pendant une bonne partie de la rencontre.

La domination boks se confirme à la 39e minute lorsqu’ils marquent leur premier essai. Ils ont conduit le premier maul du match jusque dans l en but, c’était un bel essai collectif qui nous a à tous fait du bien.

 

Alors pendant quelques minutes on a pu voir les grands Blacks perdre leur patience et leur belle allure.

Il commettent faute sur faute. Ils doivent réapprendre à jouer un match qui n’est pas joué d’avance. Le sifflet de l’arbitre m’arrache à ma rêverie et je me souviens que tout ça est limité dans le temps et dans l’espace. C’est à dire que j’étais partie moi, dans les gradins de l’Absa Stadium de Durban.

Là où j’étais, le soir n’était pas loin, la lumière était douce et ça sentait bon le combat. A ma gauche il y’avait un supporter immense, une blonde à son bras et une à la main, ivre de joie et de bière qui hurlait « let’s go mates » en serrant sont poing libre. A ma droite il y’avait une Mezetulle en noir et vert, appareil photo pendu au coup et papier bulle sur le siège. Concentrée et souriante elle regardait autour d’elle le spectacle qui se tenait tout autour de nous. Perdue dans ses pensées, elle devait avoir quelques idées philosophiques sur la corrélation paradoxale de la liesse et du dépit, sur ce cuir qui refusait d’avancer ou sur le pourquoi nous prennent ils toujours le bouchon et pas la bouteille…

Je croyais être au milieu des supporters, profitant du soleil, quand le referee a sonné la mi-temps. Là j’ai bien été forcée d’admettre que de buvette il n’y avait point et que j’étais bien assise dans mon fauteuil, lui-même situé dans l’hémisphère nord.

La reprise annonce une deuxième mi temps passionnante: A la 44e minute Butch James intercepte une passe black et s’envole vers la ligne d’en but adverse et porte ainsi le score à 18 à 9 en faveur de L’Afrique du Sud.

 

Je crois que tout à basculé après l’entrée sur le terrain du petit (ex petit) prodige François Steyn. Quand je disais qu’il pouvait changer la physionomie d’un match, je ne pensais pas vraiment à ça …

A la 52e minute, il est à quelque mètres de sa ligne d’en but et il cafouille une réception de passe venant de son demi.

Il perd confiance en quelques minutes et son équipe le suit dans la frilosité. Le jeu des Boks perd de sa superbe et de la délicieuse spontanéité qu’il nous offrait jusqu'alors. Les Boks ont peur et ils s’embourbent lentement dans le syndrome du vainqueur.

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Les Blacks se voient offrir une première opportunité à la 66e qu’il transforment grâce au pied de Carter.

Puis s’en suit un premier essai qui témoigne de l’abandon des Boks. Très bel essai conclu par Richie Mc Caw qui nous rappelle la douloureuse facilité que peuvent afficher les blacks lorsqu’il s’agit de circuler dans les défenses adverses. Qu’elle est cruelle cette fin de match envers les euchores verts et orange, quelle désillusion quand Rokocoko aplatit une ultime fois le précieux cuir dans leur antre.

21-26: La gazelle s’est vu étouffée par la fougère sur ses propres terres alors qu’elle semblait avoir toutes les armes en mains pour lutter contre la marée noire.

J’ai plus en plus de mal à croire que quelqu’un soit capable d’y mettre un terme. Pourvu qu’elle ne fasse pas trop de dégâts sur nos côtes… en septembre.

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22.06.2007

L'Afrique du Sud tient sa perle

C’est décidé, François Steyn est LE héros qui va illuminer l’équipe des Bocks.

 Le jeune joueur (tout juste 20ans!) a connu sa première sélection en 2006 contre l'Irlande, évoluant au poste de 3/4 aile, il a savouré sa première cape en marquant son premier essai en vert et orange. Au match suivant, contre l’Angleterre, déplacé au poste d’arrière il se paie le luxe de marquer un très beau et long drop. Le ton est donné.

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Ce joueur peut évoluer à tous les postes arrières sans réelle difficulté. Dans son club des Natal Sharks, il a remplacé un moment Percy Montgomery au poste d’arrière quand ce dernier était blessé. Avant ce remplacement (trop facile), il évoluait en ¾ gauche et quand Montgomery est revenu dans un match contre Auckland, Frans, comme on l’appelle là bas, s’est vu attribué le numéro 10... On sait jamais, sur un malentendu… Ca peut sembler risqué, mais il s’avère que la stratégie à payé puisque le jeune prodige a alors trouvé le moyen de placer, juste pour le fun, un drop de 58m. (facile)

En match d’ouverture du tri-nations, Steyn est rentré à la 61minute en remplaçant Willemse au poste de ¾ aile. A la 73e minute, il décoche un drop de 45 m en coin, tout près de la ligne de touche, qui laisse tout le monde… pantois. Il permet ainsi à son équipe d’égaliser ce qui ne l’empêche pas de réitérer l’exploit, tranquilou 4 minutes plus tard, sans pression. Après tout qu’est-ce que peut bien représenter le fait d’offrir à son équipe la victoire en ouverture du tri nations contre les Wallabies à deux mois et demi de la coupe du monde quand on a 20 ans…

Les professionnels ne tarissent pas d’éloges à son égard. Son entraîneur ne le cache pas: "Nous savions que François pouvait changer le cours d'un match, et il peut jouer partout derrière avec autant de talent. C'est bien d'avoir dans son équipe des joueurs capables de vous enlever de la pression au moment où vous en avez besoin".

Quand Stirling Mortlock, le capitaine des Wallabies, y va de son commentaire sur son vis-à-vis ça donne ça : «Je crois qu'il a déjà prouvé dans le Super 14 qu'il est solide quand il s'agit de tenter des drops. Le premier ne m'a pas surpris, mais le second a été réalisé sous une pression extrême. C'est assez rare, et c'est un don incroyable qu'il possède.»

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Tout cela ne semble pas l’impressionner énormément et même si on voit bien qu’il en veut et qu’il peut aller très loin, son coach ne perd pas le nord; il ne sera pas titulaire pour le match contre les Blacks samedi.

Il ne faut pas l’abîmer celui là et il faut le garder au chaud parce que dans quelques mois…

 

Composition des équipes pour Springboks vs All Blacks:

Afrique du Sud: Montgomery - Willemse, Fourie, de Villiers, Pietersen - (o) James, (m) Pienaar - Rossouw, Skinstad, Burger - Matfield (cap), B. Botha - BJ Botha, G. Botha, du Randt

Remplaçants: du Plessis, van der Linde, Muller, Wannenburg, Claassens, Olivier, Steyn

Nouvelle-Zélande: Muliaina - Rokocoko, Toeava, Mauger, Sivivatu - Carter, Kelleher - McCaw (cap.), So'oialo, Collins - Rawlinson, Flavell - Hayman, Oliver, Woodcock.

Remplacements: Mealamu, Tialata, Filipo, Masoe, Weepu, McAlister, MacDonald

Arbitre: Alain Rolland (IRL)

 

Ce match est sans aucun doute LE match de l’année car il opposera les actuels ténors du monde ovale.

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Les Boks sont les derniers a avoir battu les Blacks -en septembre 2006 à Rustenburg (21-20)-

En gros Graham Henry, entraîneur des Néo-Zélandais considère enfin un match comme étant de taille après avoir reçu toutes ces nations mineures médiocres et anti-menaçantes.. (Et après avoir estimé les Canadiens plus forts physiquement que les Français. Graham si tu m’entends.. On t’aime.)

 

En conclusion encore un qu’il va falloir surveiller de près.

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Suite au prochain numéro : Juan Martin "El mago"

 

27.05.2007

L'Europe à l'heure des tests..

Le xv de la rose s’est pris une très sérieuse douche froide, c’est le moins que l’on puisse dire.

Wilko de retour et le titre glorieux de champions du monde n’y auront rien changé, les Anglais ont eu droit à la plus grosse dégelée de leur histoire face aux Bocks. 58 points et 7 essais encaissés, c’est la douloureuse addition qu’ont du régler les hommes de Brian Ashton après 80 minutes d’un  jeu scellé, verrouillé, et parfaitement unilatéral.

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Alors pour justifier un tel résultat, on dira que les hommes de Leicester, des Wasps et de Bath étaient les grands absents de la rencontre et que les Anglais ont succombés à un virus dévastateur à leur arrivée sur le sol sud-africain..

Finalement ce test match risque d’être le reflet des tests matchs de ce mois de juin.

Le calendrier de l’IRB provoquant le départ en tournée d’équipes européennes encore en championnat ou qui viennent de l’achever, ce sont des équipes fatiguées, en demie teinte qui se lancent dans une lutte inégale avec les pays de l’hémisphère sud.

Regrettable à 3 mois de la coupe du monde.. A l’heure des tests et des comptes, le constat européen est plutôt mitigé.

Le pays de Galles et l’Irlande ont tous deux été défaits au tout dernier moment par l’Australie [29-23] et les pumas argentins [22-20].

Dans un tel contexte, on est en droit de s’interroger sur la future performance de nos valeureux coqs. A une petite semaine de la rencontre entre All blacks et XV de France, la liste des joueurs ne cesse de changer, de s’élargir et de se recomposer. Le groupe final de 26 joueurs n’a rien à voir avec celui que l’on avait vu évoluer avec plaisir lors du tournoi 2007:

Avants (14): Ibanez (Wasps/ANG), Bruno (Sale/ANG), Sourgens (Bourgoin), Califano (Gloucester/ANG), Montanella (Auch), Mas (Perpignan), Papé (Castres), Olibeau (Perpignan), Pierre (Bourgoin), Chabal (Sale/ANG), Chouly (Brive), Magne (London Irish/ANG), Ouedraogo (Montpellier), Le Corvec (Perpignan).

Arrières (12): Durand (Perpignan), Forest (Bourgoin), Boyet (Bourgoin), N. Laharrague (Perpignan), Mazars (Narbonne), Valbon (Brive), Grandclaude (Perpignan), Mignardi (Agen), Coux (Bourgoin), J. Laharrague (Sale/ANG), Thiéry (Bayonne), Castaignède (Saracens/ANG).

 

Finalement si l’on entretient peu d’espoirs quant à l’exploit que pourraient perpétrer nos Bleus en Nouvelle-Zélande, on espère qu’à l’inverse de l'exemple donné par les champions du monde, moral et courage seront au rendez-vous…  le beau jeu aussi.

19.05.2007

Pendant ce temps là dans l'autre hémisphère..

Notre Fred Michalak national ne débarquera pas l'année prochaine dans la première formation sud africaine championne du super 14.

Ainsi en a décidé la finale.

 Mais heureusement pour ce magnifique pays de l'hémisphère sud, les Northern Bulls, grands vainqueurs sont des compatriotes. Ils permettent donc à l'Afrique du Sud de décrocher sa tout première victoire dans le prestigieux championnat.

Les deux équipes se sont livré un vrai combat à la vie à la mort pour la victoire, à coup de pilonage intensif de défense et, trop souvent à mon goût, de fautes dangereuses. Comme, en début de partie, ce plaquage sur Montgomery alors encore dans les airs, qui aurait pu mal finir.

En tout cas, comme souvent, c'est le résultat qui compte et malgré leur avance au score jusqu'aux dernières minutes, les Sharks se sont inclinés 20 à 19 à Durban, crucifiés par la transformation de Hougaard à la 83e minute.

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