21.03.2008

Je ne lirai pas Stendhal cette semaine.

 Pas facile d'être inspiré par une semaine comme celle la.. Balloté entre la rose, le rose, le rouge et le kaki, le bleu roi a vécu un vrai naufrage.

 Peut être vaudrait il mieux que j'hiberne encore un peu au chaud la tête dans le sable. Juste histoire de laisser passer le nuage orageux occitan qui s'apprête à fondre sur la capitale.

 Je fais une overdose certaine de rouge voilà tout. Cette explication me parait limpide et assez lourde de sens pour trouver un écho en chacun de nous.

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  Le blanc et rouge qui nous priva de Grand Chelem at first et for sure ne faisait que préparer le terrain pour l'arrivée des terribles Diables Rouges qui enfoncèrent le clou. Non contents d'emporter le Chelem ils marquèrent deux essais assassins, condamnèrent notre toute fin de tournoi et refilèrent notre deuxième place... aux autres rougeux. Pendant ce temps là, Jean Bouin profitant des vacances de son public parisien, se faisait piétiner par des Catalans trop forts pour lui, mettant fin à trois ans et demi de pure invincibilité des bords de Seine. No comment. Du rouge du rouge donc..  Heureusement on pensait pouvoir respirer un peu avec le jaune de Greg, une nouvelle couleur! Qui raviva pour moi, pauvre parisienne, un vague sentiment de déception suivi par une colère latente qui me fit voir.. rouge évidemment.
 Encore perdu pour le dépaysement polychromé. De toute façon, l'inspiration m'avait quittée dès l'apparition du kaki-kakadoi-kifaikrasseu... 

 C'est décidé, dès demain, je passe au noir au blanc! Adieu fraises, cerises, briques et rubis, amour, passion et sang! D'autant que, Ô comble de l'affliction, je perçois dans l'air d'un futur proche, le retour du rouge accablant.

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24.02.2008

Sad feeling of "Déjà-vu"

  Pour la troisième fois en un an, les Anglais ont su l'emporter, au moment où ça comptait vraiment.
Après nous avoir privé de Grand Chelem et de finale de coupe du monde, c'est la douloureuse récidive. Une fois de plus on rentre chez nous penauds, ramassés par le sweet chariot du XV de la rose.

 Le match a commencé à tout allure, avec une entame en mode bis repetita: un essai à l'effet assomant à la cinquième minute.

 Grâce à un nombre délirant surprenant de pénalités et de fautes concédées par les coqs, Wilkinson assure le good job et met en marche la machine à points.

 Puis vient le temps de la première mélée, secteur critique du XV face à l'Irlande... Bis repetita vous dis-je... Le pilier droit flanche une fois, deux fois et c'est la pénalité. Tout les efforts de D. Szarzerwki n'y feront rien, la mélée française est en crise. 

 On se rassure alors avec un essai marqué par l'effort qui aurait pu être un déclencheur, s'il avait été confirmé par une transformation. Mais le XV de France souffre de l'absence de butteur "régulier" et Damien Traille ne transforme pas celle là.

Pour compenser on veut alors lancer la botte secrète et ses fameuses chaussures oranges. Oui mais voilà, les nouvelles circulent vite et les Anglais n'ont pas l'intention de laisser courir qui que ce soit. C'est bien simple, la pelouse du Stade de France semble faire 10 mêtres de moins près de chaque touche. Il n'y a plus d'extérieur, plus de couloir, plus d'aile, plus de terrain d'expression, plus rien. La piste d'envole est tout bonnement fermée: ce soir les jets resteront au garage. Le temps d'assimiler cette nouvelle information, le mal est fait, le latin est perdu, le jeu se vérouille et c'est déjà la mi-temps.

En seconde période on peut encore y croire le score est même rédui à trois points d'écart, mais c'est sans compter sur Wilko et sa botte magique et assassine. Les Bleus y croient peut être encore un tout petit à la fin quand ils rêvent de rattrapper les 6 points qui le séparent de la victoire et qu'ils sont en possession de la balle. Mais David Skrela commet une nouvelle faute de main qui coute chère sur l'ardoise française puisqu'elle est à l'origine du dernier essai du monstrueux pack anglais.

 Au final, la fraîche équipe de France junior a payé cash les erreurs que l'on avait relevées dans le deux premiers matchs. Le GC ne sera pas pour 2008 mais il reste toujours de belles choses à accomplir. Cette défaite remet les compteurs à zéro. Tout est à reconstruire mais il y'a quelques belles bases. Le jeune Morgan Parra a bien tenu les rênes de la mélée, il supporte bien la pression. Julien Bonnaire est le roi incontestable de la touche et D. Szarzewski est un leader exceptionnel en puissance.

 Mais le résultat est là: Après avoir tout gagné ensemble, les trois equipes de bleus ont chuté face à l'Angleterre au seuil du Chelem.

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 Ce week end n'a pas pas été le théâtre de surprises, juste de belle prestations de l'Irlande et du Pays De Galles qui confirment la belle forme des Diables rouges et relancent les Celtes dans la course. Les Gallois quant à eux, trottinent devant les autres, seuls invaincus après trois matches du Tournoi. Ils semblent bien partis pour revivre leur beau Chelem de 2005.

18.02.2008

Pff...

 La chute est dure. Après des mois d'efforts et de travail, Clément Poitrenaud est enfin récompensé par sa nomination la semaine dernière, dans l'effectif du XV contre la rose.
 Mais avant d'entrer à Marcoussis avec son pote Vincent Clerc, il reste encore un week-end de championnat à assurer, juste une journée de top 14 et un gros match à E. Wallon contre Perpignan.

Tout se passe bien, les rouges et noirs assurent, ils imposent leur rythme à des Catalans un peu dépassés. Deux essais, de bonnes relances, c'est le festival des arrières toulousains. Et puis à la 20e minute, l'arrière en plein élan, est stoppé net. Il a pris un mauvais appui, de ceux qui coutent cher: fracture de la diaphyse tibiale. 

 La souffrance du Toulousain, la détresse de son ami Vincent Clerc, impuissant dans ses bras provoque l'effroi de chacun, même devant la télé, j'ai cette impression que la température de la pièce descend de quelques degrés, que le temps se fige. Son départ sur une civière provoque la standing ovation d'une assemblée émue aux larmes. La scène dépose un fardeau énorme sur les épaules des joueurs des deux équipes et le jeu perd en intensité. On n'a pas la tête à ça. Finalement la mi-temps arrive et on se précipite pour aller aux nouvelles. N. Durand en profite pour dire quelques mots au blessé avant son départ pour l'hôpital.

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 Il aura fallu tous les efforts de Vincent Clerc et du staff pour surmonter la douleur physique, je suis sure que le toulousain pourra compter sur un soutien sans faille de la part de ses proches, de ses coéquipiers, de son staff, de ses fans, de son public pour réussir à patienter pendant les mois qui viennent et pour revenir au plus haut niveau et rejoindre, comme il le mérite, le duo des diables aux chaussures oranges.
On l'attendra.

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